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Lou Bolland, l’artiste qu’on kiffe



L’année dernière, à la même période, Lou Boland faisait partie des candidats marquants de la neuvième saison de The Voice Belgique sur La Une. Son interprétation d’“Habibi” de Tamino n’a pas laissé les coachs indifférents, en particulier un, Henri PFR, qui, seul à buzzer, a pu faire du jeune talent, de 22 ans à l’époque, une des valeurs sûres de son équipe. Au fur et à mesure des semaines, Lou Boland, véritable coqueluche du public, a, en effet, brillamment franchi les différentes étapes du télécrochet dont il a finalement atteint les demi-finales. Bien qu’il se soit fait éliminer aux portes de la finale, il a tout gagné. Le talent a obtenu la reconnaissance du public et a pu démontrer que malgré la différence, tout est possible. Parce qu’en effet, Lou Boland est atteint du syndrome de Morsier, une malformation congénitale qui touche un enfant sur dix millions…

Aveugle depuis sa naissance, il est toutefois doté de ce qu’on appelle l’oreille musicale. Un don qu’il entretient depuis son plus jeune âge, comme on peut le constater dans le documentaire Lou, diffusé ce mardi soir sur La Une.

À seulement six ans, il apprend à maîtriser le solfège et le piano sans aide d’un professeur. À huit ans, il sait instantanément transposer la mélodie qu’il vient d’entendre sur son instrument. En participant à The Voice Belgique, le jeune homme, interprète de “Lou, je m’appelle Lou”, a fait un pas de plus vers son rêve, à savoir faire carrière dans la musique et réussir à vivre de sa passion.

Avant de monter sur la scène du télécrochet, Lou Boland avait déjà montré son savoir-faire à de nombreuses reprises sur le petit écran. En 2006, son papa tourne Lettre à Lou, un documentaire diffusé La Une, chaîne sur laquelle le jeune homme apparaîtra deux ans plus tard dans le cadre de la grande soirée Cap 48. Une première télé exceptionnelle pour le chanteur qui a partagé le titre “Sur un prélude de Bach” aux côtés de Maurane. “Moi, je dirais qu’il a un instinct absolument incroyable et un talent. Je pense que tu vas en faire quelque chose plus tard. Ce n’est pas possible autrement parce qu’il a vraiment ça dans le sang : le rythme et un sens harmonique hors du commun“, avait dit de lui la chanteuse belge.

Maurane n’est pas la seule star avec qui Lou Boland a eu l’occasion de monter sur scène. Vianney, Saul ou encore Patrick Watson font également partie de la liste.

Luc Boland, toujours dans l’ombre de Lou

Si Lou Boland peut aujourd’hui vivre toutes ces expériences sur scène et en studio, c’est aussi et surtout grâce à son papa, Luc, qui veille sur lui en permanence, mais qui reste toutefois dans l’ombre. Papa, pote, manager, parolier, complice, comme le dit son paternel, il enfile un peu toutes les casquettes, toujours avec amour et bienveillance. “C’est parfois fatigant, c’est parfois épuisant, très clairement. Et autant pour moi que pour Claire. Mais on a la chance d’être encore à deux. Environ 70 à 75 % des familles où sévit le handicap sont des familles monoparentales avec hélas, la plupart du temps, le père qui se casse“, explique Luc face à la caméra avant d’ajouter que malgré les inquiétudes qu’il aura toujours, il se sent beaucoup plus confiant pour l’avenir de son fils. “J’ai toujours une inquiétude parce que je sais que le monde d’aujourd’hui n’est pas encore prêt à lui faire une place, comme beaucoup d’autres personnes en situation de handicap. Mais, je transforme cette inquiétude sous forme d’actes et d’actions. Pour essayer de se battre contre ça et de vaincre ça pour arriver où on peut arriver.

Je n’ai qu’une ambition, c’est qu’il vive heureux“, conclut Luc Boland. “Pour ça, il aura besoin de vivre d’une activité et la seule activité dont il déborde de capacités, c’est la musique.”



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