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L’Inami s’inquiète: la nouvelle drogue de rue est un médicament



L’anxiolytique Lyrica a, à forte dose, des effets euphorisants. Il s’achète en rue à bas prix.

L’Inami s’inquiète. Des patients se voient rembourser jusqu’à 21,5 fois la dose maximale d’un médicament. Faut dire : cet anxiolytique émerge telle une “alternative” à bas prix pour certains consommateurs de stupéfiants. Ce médicament, c’est le Lyrica. “De nombreux acteurs de terrain observent des consommations abusives de cette molécule, la prégabaline“, décrit-on chez Transit qui héberge des drogués à Bruxelles et qui se base, justement, sur les données Inami.

Eurotox, l’Observatoire socio-épidémiologique alcool-drogues en Wallonie et à Bruxelles, s’est penché sur cette question en enquêtant auprès des services spécialisés en assuétudes, ainsi que d’autres services en contact avec le public signalé comme consommateur de ce produit (abris de nuit, centres d’accueil de jour, services d’aide aux migrants). Ce travail vient d’aboutir. Près d’un tiers de ces services (30,5 %) ont déclaré que le mésusage du Lyrica concernait plus de 25 % des bénéficiaires. Près de la moitié des centres (47,2 %) estime que ce mésusage a augmenté depuis la crise sanitaire. Ce constat est similaire en Wallonie comme à Bruxelles.



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