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La présidente moldave s’adresse à Alexander De Croo : “Nous avons besoin d’aide”



“Nous avons besoin d’aide”, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à Chisinau, aux côtés du Premier ministre belge Alexander De Croo, en visite dans le pays. Le petit État coincé entre l’Ukraine et la Roumanie a déjà vu passer sur son territoire plus de 400.000 réfugiés ukrainiens et en compte sur son sol environ 90.000, selon les chiffres fournis par sa présidente. Déjà considéré comme l’un des plus pauvres d’Europe, il doit en outre faire face aux “conséquences économiques majeures” provoquées par la guerre de l’autre côté de sa frontière orientale. L’Union européenne lui offre un soutien important. Le 5 avril, elle lui a accordé 53 millions d’euros supplémentaires. Elle a également déployé des agents de Frontex à ses frontières pour aider au contrôle et à l’enregistrement des personnes fuyant l’Ukraine. Interpol a par ailleurs annoncé l’envoi d’une mission pour contrer les trafiquants d’êtres humains et les passeurs.

L’agression russe sur l’Ukraine a également poussé la Moldavie à introduire une demande d’adhésion à l’Union européenne, le 3 mars dernier. En début de semaine, l’ex-république soviétique a reçu le questionnaire qui marque le début de la procédure. “Le processus d’adhésion à l’Union européenne est long et complexe, mais nous voulons offrir à nos concitoyens un avenir dans l’Union européenne”, a expliqué Mme Sandu.

Mardi, lors de l’étape roumaine du périple de M. De Croo, le président roumain, Klaus Iohannis, a appuyé la demande moldave. Il a d’ailleurs remercié le chef du gouvernement belge de s’y rendre.

“Dans un moment comme celui-ci, il est important que l’Union européenne montre sa solidarité et soit à vos côtés”, a souligné le Premier ministre belge. Mais il n’a pas caché que l’adhésion prendrait du temps. “C’est un processus long et méticuleux”, a-t-il rappelé. Selon lui, sans en attendre l’issue, un partenariat doit être noué. Des réformes importantes devront être menées, notamment dans le domaine de l’État de droit. Un autre dossier, bien plus compliqué, risque d’entraver sérieusement la procédure: celui de la république autoproclamée de Transnistrie, région à majorité russophone et soutenue par Moscou, mais faisant partie de la Moldavie et dont la sécession empêche le pays d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. “Cela a toujours été un problème pour la Moldavie, nous sommes engagés et nous continuons à chercher une solution qui doit être pacifique”, a souligné la présidente.

La guerre lancée par la Russie fait résonner à ses oreilles une musique inquiétante. “La Moldavie est un petit pays pacifique et nous espérons qu’il sera respecté par tout le monde, mais nous sommes préoccupés. Nous sommes un pays vulnérable dans une région vulnérable. Nous comptons sur le soutien international”, a ajouté Mme Sandu.

Le déplacement dans la capitale moldave, Chisinau, constituait la dernière étape de la mission qu’a menée M. De Croo dans la région.



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