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Emmanuel Macron: “On ne peut pas considérer que les choses vont bien”




Sorti en tête au premier tour, Emmanuel Macron s’est exprimé pour la première fois depuis la fin du scrutin du premier tour. “Mes chers compatriotes, ce dimanche, vous avez été plus de 36 millions à faire valoir votre droit de vote”, a commencé l’actuel président français. “Je remercie tous les compatriotes qui, dès le premier tour, ont porté leur suffrage sur ma candidature. Votre confiance m’honore, m’oblige et m’engage. Vous pouvez toutes et tous compter sur moi pour mettre en oeuvre ce projet d’ouverture que nous avons défendu pendant toute cette campagne. Je veux aussi remercier celles et ceux qui durant ces dernières années ont tant donné. Je sais ce que je vous dois, merci !”

Emmanuel Macron a également “salué l’ensemble des candidats présents au premier tour”. “Depuis le début, nous défendons des convictions avec force mais en respectant chacune et chacun”, a-t-il poursuivi. “Je sais la déception des candidats dont je viens de citer le nom, ainsi que la déception de leurs militants.”

Il a tenu à tout particulièrement “remercier Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Fabien Roussel et Valérie Pécresse”, qui ont déjà affirmé qu’ils le soutiendraient au second tour. “J’invite solennellement nos concitoyens, quel qu’ait été leur choix au premier tour à nous rejoindre. Certains le feront pour faire barrage à l’extrême droite. Je sais que ça ne vaudra pas pleinement soutien au projet que je porte et je le respecte. Je sais que c’est le cas de Jean-Luc Mélenchon. Mais dans ce moment décisif pour l’avenir de la nation, plus rien ne doit être comme avant. C’est pourquoi je souhaite tendre la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France. A tous nos compatriotes qui se sont tournés vers l’abstention ou le vote extrême soit parce qu’ils sont en colère, soit parce qu’ils se sentent insuffisamment écoutés, je veux les convaincre dans les jours à venir que notre projet répond davantage à leurs peurs et aux défis du temps que celui de l’extrême droite.”

Le président français a également tenu à rappeler que même s’il était en tête du premier tour, le combat n’était pas terminé. “Ne nous trompons pas, rien n’est joué”, a-t-il ajouté. “Le débat que nous aurons dans les quinze jours à venir sera décisif pour notre pays et pour l’Europe. (…) Je veux une France qui lutte contre le séparatisme islamiste tout en défendant la laïcité. Ce n’est pas une France qui empêche les juifs et les musulmans de manger ce qu’ils veulent. Je veux une France qui s’inscrit dans une Europe forte. Les enjeux du 24 avril, ce sont les choix que vous aurez à faire dans 15 jours. Je mettrai toutes mes forces pour convaincre que le seul projet crédible contre la vie chère c’est le nôtre. Durant les 15 jours à venir, ne ménageons aucun effort, car rien n’est fait. Le 24 avril, nous pouvons faire le choix de l’espoir, le choix de la France et de l’Europe ensemble.”


Interrogé sur France 2, le candidat de La République en Marche a ajouté que “quand l’extrême droite, sous toutes ses formes, représente autant dans le pays, on ne peut pas considérer que les choses vont bien”.



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